Epinal : torture et séquestration d’un jeune Spinalien, jusqu’à 22 ans de réclusion pour les accusés
La cour d’assises des Vosges, à Épinal, juge depuis le 12 janvier 2026 un dossier d’une violence exceptionnelle : sept hommes sont poursuivis pour enlèvement,...
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La cour d’assises des Vosges, à Épinal, juge depuis le 12 janvier 2026 un dossier d’une violence exceptionnelle : sept hommes sont poursuivis pour enlèvement, séquestration et actes de torture et de barbarie commis à l’encontre d’un jeune homme de 19 ans, originaire de la même ville. Le procès se déroule jusqu’au 22 janvier, et les peines encourues peuvent aller jusqu’à 22 ans de réclusion criminelle, voire plus en fonction des responsabilités de chacun.
Une violence inouïe dans un contexte de trafic
Les faits remontent au 28 octobre 2022. Ce jour-là, la victime se trouve dans un quartier d’Épinal lorsqu’un véhicule s’arrête à sa hauteur et que quatre individus l’obligent à monter à bord. Rapidement, il est frappé, neutralisé, bâillonné et enfermé dans le coffre de la voiture, avant d’être emmené dans un premier lieu où son calvaire commence.
Au fil de plusieurs déplacements, les sévices se multiplient. Le jeune homme est roué de coups, brûlé avec des cigarettes et un couteau chauffé à blanc, et frappé avec un dispositif électrique. Les agresseurs le menacent à l’aide d’armes — arme de poing, fusil et même tronçonneuse — et l’interrogent pour lui arracher des informations concernant de supposés liens avec des réseaux de trafic de stupéfiants.
Ce traitement barbare dure plus d’une journée, jusqu’à ce que la victime soit finalement abandonnée dans un bois en pleine nuit. Affaibli, il marche plusieurs kilomètres avant de pouvoir prendre un train pour rentrer vers Épinal, où il est hospitalisé après son arrivée.
Une instruction minutieuse et des arrestations
L’enquête, conduite par le Service régional de police judiciaire de Nancy, a permis d’identifier et d’interpeller plusieurs suspects impliqués dans l’affaire. Ils sont désormais amenés devant la cour d’assises des Vosges pour répondre des faits de séquestration aggravée, torture et barbarie en bande organisée, qualifications qui portent avec elles des peines très lourdes au regard du droit pénal français.
Des peines sévères envisagées
Face à la gravité des actes décrits — violences extrêmes, usage d’armes, souffrances psychologiques et physiques infligées à la victime — le parquet devrait requérir des peines maximales prévues par le Code pénal. Selon les éléments du dossier et l’implication de chaque accusé, les condamnations pourraient aller jusqu’à 22 ans de réclusion criminelle, sanctions qui reflètent l’extrême brutalité de ces actes.
Ce procès, très suivi localement, illustre la capacité de la justice française à traiter des cas de violences collectives d’une intensité rare, tout en donnant la parole à la victime et à ses proches après des années d’attente pour que l’affaire soit jugée.



