Pouvoir d’achat : le sénateur Daniel Gremillet alerte sur la situation des Français
Le 23 janvier 2026, le Daniel Gremillet, sénateur des Vosges, a lancé un signal d’alarme national à l’occasion de l’audition de Serge Papin, ministre des petites et moyennes entreprises, du commerce,...
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Le 23 janvier 2026, le Daniel Gremillet, sénateur des Vosges, a lancé un signal d’alarme national à l’occasion de l’audition de Serge Papin, ministre des petites et moyennes entreprises, du commerce, de l’artisanat, du tourisme et du pouvoir d’achat, au Sénat français. Face à l’ampleur des défis économiques actuels, il a appelé à une politique cohérente pour protéger le pouvoir d’achat des Français et renforcer la souveraineté productive du pays.
Des distorsions de concurrence qui fragilisent les producteurs
Dans son intervention, Daniel Gremillet s’est appuyé sur des données comparatives et son propre travail parlementaire pour souligner les distorsions de concurrence auxquelles sont confrontés les producteurs français, notamment dans l’agriculture. Il a cité l’exemple du prix du lait, plus bas en France (469 € pour 1 000 litres) que dans d’autres pays européens, malgré les contraintes imposées par la loi EGALIM, conçue pour mieux rémunérer les agriculteurs.
Selon lui, cette asymétrie met en péril les exploitations françaises et, à terme, menace la capacité du pays à nourrir sa population à des prix abordables. Il a notamment demandé comment la France pourrait moderniser ses outils de production si les matières premières agricoles et industrielles ne sont pas sécurisées et compétitives dans un contexte de concurrence internationale accrue.
Une balance commerciale agroalimentaire déficitaire
Le sénateur vosgien a aussi mis en lumière un phénomène inédit depuis plusieurs décennies : la France enregistre pour la première fois un déficit de sa balance commerciale agroalimentaire. Pour lui, ce signal doit conduire à réévaluer la stratégie française en matière de production et de distribution des biens essentiels.
Industrie : un appareil productif qui se délite ?
Le constat ne se limite pas à l’agriculture. Gremillet a rappelé la liquidation judiciaire de Brandt, l’un des derniers grands producteurs français d’électroménager, comme symptôme d’un appareil industriel affaibli, faute d’une politique industrielle claire et durable.
Pour le sénateur, ces évolutions ne sont pas seulement symboliques : elles risquent d’aggraver la pression sur les prix, réduire l’offre de produits accessibles et, in fine, affaiblir le pouvoir d’achat des ménages.
Une demande de politique forte et stratégique
Face à ces constats, Daniel Gremillet appelle à une réponse politique forte — une vision stratégique à long terme pour la France qui combine souveraineté alimentaire, dynamisme industriel et protection du pouvoir d’achat. Pour lui, il ne s’agit pas seulement de défendre des secteurs particuliers, mais de garantir que la France soit en mesure de produire suffisamment pour tous, sans se contenter de segments haut de gamme qui pourraient rester inaccessibles à une large partie de la population.
Cette prise de position intervient alors que les débats sur le pouvoir d’achat, la compétitivité, la politique agricole et industrielle occupent une place importante dans l’agenda national, avec des discussions à venir sur les négociations commerciales et les mesures structurelles à adopter pour relancer l’économie française.


